Oyé Oyé! Des nouveautes en vue sur mon blog a plumes. L'ambiance sonore etant tres particuliere au pays des perroquets hurleurs, je me propose de vous faire decouvrir les eructations de mes
proteges. Vous aurez donc droit d'ici peu à un enregistrement ou une petite video... Esperons que je ne m'avance pas trop vite et que la connexion internet fasse son boulot... En tout cas je fais
ce que je peux pour vous tenir en haleine!
En attendant, je m'en vais vous conter mon fou rire d'hier soir. Cela aussi aurait merite une video mais a defaut, je vais essayer d'etre la plus imagee possible. La vie au centre est vraiment
particuliere en ce sens que nos oreilles ne sont jamais au repos. Hier soir donc, j'avais decide que ma journee etait terminee et me prelassais dans un des hamacs du patio. L'autre hamac etait
occupe par Marti, notre honorable curatrice qui est une personnalite unique. Elle etait en pleine bataille avec son ordinateur portable, au combien recalcitrant comme a son habitude. Silencieuse
dans mon hamac, elle me decrivait ses problemes informatiques tout en pestant a intervalles reguliers. Autour de nous Laika coursait Kit Kat le nouveau chaton recu il y a quelques jours.
Il s'agissait donc de la rappeler a l'ordre toutes les 5 minutes environ. Le patio accueille egalement Leonora, une vieille perroquet handicapee qui a eu un coup de mou et que nous essayons de
remettre sur patte. Elle poussait son delicieux cri dechireur de tympan de temps a autre. Le niveau sonore etait deja plutot eleve entre les rappels a l'ordre du chien, les engueulades de
l'ordinateur, les velleites d'expression du perroquets handicape et l'eternel boucan de tous les autres piafs dans les volieres. C'etait sans compter la participation de la meute presente dans
l'enclos jouxtant le patio. Pour on ne sait quelle raison, un chien devant le portail, un ballon dans la rue, un enfant avec un t-shirt rouge, peu importe, il y a toujours une occaion pour les
chiens du refuge de hurler a la mort. Une fois de plus la quinzaine de clebs se mit a aboyer a qui mieux mieux. La patience de Marti, deja grandement entamee, commenca a fondre comme niege au
soleil. Sans quitter son hamac elle commenca a hurler elle aussi de sa voix de chanteur de jazz afro-americain. Vous voyez ce que je veux dire, cette voix grave et puissante qu'ils ont? Et bien
elle aussi elle sait le faire! Je vous epargnerai tous jurons anglais censes faire taire la meute endiablee. Pauvre Marti, malgre sa voix de chanteur de jazz afro-americain, les aboiements et
autres HOU HOU HOU redoublerent. C'est alors que sa patience se brisa tout a fait. D'un geste rageur et bouillonnant elle claqua l'ecran de son pauvre ordinateur portable, le balanca rudement sur
le sol et bondit de son hamac avec le dos courbe, prete a echarper le moindre animal se trouvant sur son chemin. A ce moment la, Laïka laissa tomber la traque du chaton pour se refugier entre mes
jambes. Marti saisit un seau d'eau sans cesser de hurler des "shut up i'm going to kill you all" (traduction : vos gueules, je vais tous vous tuer!) a la cantonnade et envoya valser l'onde
salvatrice par dessus la cloture, sous les KAÏ KAÏ des cabots qui detalaient. Je ne pouvais pas m'empecher de rigoler. Je me cachais tant bien que mal pour ne pas qu'elle me voit pouffer mais
c'etait assez incontrolable. Puis, un silence relatif revint alors nous apaiser. Toutefois, quelques individus vindicatifs continuaient de lancer quelques WOUF, aussitot couverts par la voix
de chanteur de jazz decrite plus haut. Inutile de vous dire que ce genre de raout arrive au moins une fois par jour. Pauvre Marti, elle qui fait tant pour ces animaux et il la remercie en lui
brisant les nerfs.
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